Les Millennials, sauveurs des petits commerces ?

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Alors que le digital est partout dans leur vie, les jeunes pourraient-ils sauver les petits commerces ? Selon Jonathan Chelet, cofondateur de Petitscommerces qui a rédigé une tribune sur le sujet, c'est effectivement tout l'enjeu du moment. Découvrez-en plus par ici !

Au quotidien, vous le savez si vous nous lisez régulièrement, la mission que se donne la rédaction d'Air of melty, c'est de vous aider à mieux comprendre ce qui caractérise la consommation de la jeune génération en cette année 2018, et cela passe notamment par vous expliquer la manière dont les jeunes réalisent leurs achats au quotidien. Quelque temps après vous avoir parlé du fait que le webrooming est la pratique qui caractérise le mode de consommation des Millennials à l'heure actuelle, nous vous décrivions en détail les habitudes d'achats des Millennials en cette année 2018. Ce qu'il faut en retenir principalement, c'est que les achats des jeunes sont moins nombreux que ceux de leurs aînés mais qu'ils passent toujours beaucoup par les magasins physiques. Et, justement, à ce sujet, Jonathan Chelet, cofondateur de Petitscommerces, a rédigé une tribune relayée sur le site des Echos pour expliquer comment les Millennials peuvent sauver les commerces indépendants. Découvrez tout de suite ce qu'il faut retenir de ses propos.

Les Millennials, sauveurs des petits commerces ?
Les Millennials, sauveurs des petits commerces ?

Dans un premier temps, le professionnel explique les Millennials constituent une génération qui, "au-delà de tous les clichés, aime et défend ses petits commerces, parfois bien plus que ses aînés". En pratique, si la jeune génération parle peu, elle agit à l'inverse beaucoup. "On les entend peu sur le sujet. On les voit pourtant dans les magasins. Tous les magasins, y compris les petits commerces indépendants. On pense qu’ils achètent tout sur internet. En réalité, ils font 90 % de leurs achats dans les commerces physiques, et surtout ils aiment faire du shopping dans les boutiques des centres-villes. Née entre 1980 et 2000, la génération des "digital natives" (nés avec internet) est à l’opposé des clichés, et peut-être le meilleur espoir pour sauver les centres-villes et leurs acteurs majeurs : les commerçants indépendants". Ce qui conforte cette idée, c'est l'étude récemment menée par l'Observatoire Cetelem qui confirme que, pour plus de la moitié des jeunes, le shopping est un plaisir. Un plaisir qui se passe dans le monde réel puisque seuls 6% des Millennials achètent leurs vêtements et leurs chaussures exclusivement en ligne. Mais comment séduire les jeunes avec une boutique physique au juste ?

En rendant les boutiques uniques : "si les Millennials aiment les boutiques physiques, ils aiment surtout les boutiques belles et originales. Pour séduire ces consommateurs, les magasins doivent cultiver leur singularité, imposer leur différence, faire en sorte qu’ils soient uniques et ne ressemblent à aucun autre". La preuve, 80 % des Millennials "attendent des magasins qu’ils proposent des produits que l’on ne trouve pas ailleurs" et 72 % redoutent "d’avoir de moins en moins le choix, avec toujours les mêmes enseignes qui leur proposeraient toujours les mêmes produits". Le tout associé à une démarche plus digitale au sein des magasins pour une expérience shopping toujours plus riche et connectée, comme l'est leur vie. Alors, on va faire les magasins ?

Crédit : istock