Semaine du Son : Jeunes et environnement sonore, le rapport décrypté, aux marques de s'adapter

La musique, une part importante de la vie des jeunes.
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A l'occasion de la douzième édition de la Semaine du Son, qui se déroulera en janvier prochain, l'institut Ipsos a dévoilé les résultats d'une étude portant sur le rapport des jeunes au son. Alors toujours plus fort ou toujours plus silencieux, et en quoi ces chiffres peuvent influencer la communication des marques ? Les réponses, c'est par ici !

A l'occasion de la douzième édition de la Semaine du Son, portant sur les enjeux sociétaux du sonore, qui se déroulera du 19 janvier au 8 février 2015 et qui sera parrainée par le cinéaste Costa-Gavras, l'institut Ipsos a dévoilé les résultats de son étude "Les jeunes et l'environnement sonore", portant sur 250 individus âgés de 15 à 40 ans, afin de voir quel rapport la génération Y entretient avec le bruit...et avec le silence. L'étude révèle ainsi que si le visionnage de la télévision et l'écoute de la musique restent les deux activités les plus populaires auprès des 15-45 ans, le jeu vidéo et la pratique de la musique suivent de près, particulièrement chez les 15-30 ans, qui sont 28% à déclarer jouer d'un instrument de musique (seul ou en groupe) contre 21% pour l'ensemble de la population interrogée. D'autre part, l'étude met en lumière le fait que 78% des 15-45 ans ont déjà ressenti un trouble auditif après une exposition à un bruit ou à un son très fort. Ainsi, 60% des personnes dans ce cas de figure évoquent des acouphènes, tandis que 4 jeunes sur 10 évoquent une sensation d'oreille cotonneuse et une impression d'avoir perdu de l'audition.

Qu'importe, en dépit de ces désagréments, nombreux sont ceux qui aiment écouter fort leur musique, à hauteur de 85%, principalement pour l'ambiance et pour la qualité du son. 28% des sondés évoquent aussi l'envie de ressentir des émotions fortes. D'autre part, une tendance forte de la part de la génération Y sur les réseaux sociaux se confirme, avec des jeunes mettant en scène leur esprit de transgression à l'égard du son, en repoussant toujours plus loin les limites de l'acceptable. C'est donc sans grande surprise que l'on découvre que les 15-30 ans écoutent la musique plus fort que leurs aînés. Toutefois, les jeunes se montrent relativement attentifs aux risques liés à des bruits trop forts. C'est ainsi que certains vont même jusqu'à "citer (voire surveiller) les règlementations en vigueur sur le bruit sur le web" et nombreux sont ceux qui utilisent des boules quiès. En dépit de cela, 59% des 15-45 ans ayant déjà souffert d'un trouble auditif n'ont rien fait pour le soulager. L'étude nous apprend également que près de 9 jeunes sur 10 utilisent un casque et/ou des écouteurs, principalement au domicile, dans les transports en commun et lors des déplacements en général. Et le silence dans tout ça ? Pour seulement 40% des 15-30 ans, rester dans le silence représente une expérience positive, contre 48% pour l'ensemble de la population interrogée.

Du bruit, toujours plus fort et toujours plus musical, c'est ce que réclame la génération Y ! A ce sujet, nous vous avions montré en juin dernier en quoi la musique constituait un outil marketing redoutable auprès des jeunes, à l'heure où les 15-24 ans sont les plus gros consommateurs de musique en France, qu’ils écoutent près de deux heures par jour en moyenne. A l'époque, l'institut PTTOW en était arrivé à la conclusion que ce qui touche le plus directement les jeunes en matière d’émotion et ce qui leur donne le sentiment d’être compris en tout temps, c’est la musique, qui parvient à mettre le doigt sur leurs doutes, leurs peines de cœur, leurs angoisses par rapport au contexte économique, sur leur vie au quotidien en fait ! Selon les marketeurs, la musique guiderait le quotidien des jeunes, et les guiderait donc tout aussi logiquement dans leur rapport aux marques, en leur inspirant confiance et sympathie dès lors que la marque utilise des titres qui leur parlent. Toutes ces données ne sont que des clés de compréhension (et non musicales) de la jeunesse, mais elles permettent en tout cas de donner quelques pistes aux marques pour communiquer de façon plus pertinente auprès des jeunes.

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