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6 jeunes sur 10 victimes d'harcèlement en ligne

Publié par
Céline Pastezeur
, le .
Temps de lecture : ~ 2 min
6 jeunes sur 10 victimes d'harcèlement en ligne

Alors que la santé mentale se trouve actuellement au coeur de toutes les préoccupations, une nouvelle étude menée par l'ONG Plan International révèle que les réseaux sociaux n'aident pas vraiment les jeunes filles à se sentir bien dans leur peau.

À l'heure où la jeune génération passe beaucoup de temps chaque jour sur ses réseaux sociaux préférés, la question du cyber-harcèlement se retrouve aujourd'hui au coeur de toutes les attentions. L'an passé, l'étude #MoiJeune menée par OpinionWay et 20 Minutes avait montré que la cyberviolence faisait bel et bien partie de la vie des Millennials, avec pas moins de 53% des jeunes qui avaient déjà subi au moins une situation de cyberviolence sur les réseaux sociaux, un chiffre qui concernait 51% des femmes et 54% des hommes. Qu'il s'agisse d'insultes, de moquries, de propos diffamatoires ou encore de tags sur des photos ou d'usurpation d'identité et de revenge porn, de nombreux outils se développent depuis quelques années pour lutter contre ces dérives des réseaux sociaux. C'est notamment ce qui a conduit au lancement de Bodyguard, l'appli qui lutte efficacement contre le cyberharcèlement. Mais, visiblement, il reste encore bien du travail pour que la bienveillance règne sur les plateformes sociales, et notamment sur Facebook. C'est en tout cas la conclusion d'une étude internationale menée dans 22 pays (pas en France) par l'ONG Plan International qui révèle que 58% de jeunes femmes âgées de 15 à 25 ans ont déjà été victimes de harcèlement et d'abus en ligne, en priorité sur Facebook et généralement dès l'âge de 14 à 16 ans.

6 jeunes sur 10 victimes d'harcèlement en ligne

Concrètement, selon l'étude menée par Plan International, les jeunes filles interrogées sont 39% à rapporter avoir été victimes de harcèlement sur Facebook, contre près de 25% sur Instagram, 10% sur Snapchat et 9% sur Twitter. À l'inverse, TikTok, l'appli phénomène de la Génération Z, ne concentre que 6% des plaintes, confirmant dès lors son statut d'appli conviviale et bienveillante. Mais de quel type de cyberharcèlement parle-t-on ? D'insultes, pour 59% des sondées, devant les menaces de violences sexuelles ou physiques, qui concernent 47% des femmes. Aussi, 39% des femmes de la génération Z déclarent subir du body shaming, en étant critiquées sur leur physique ou sur leur manière de s'habiller. En marge de cela, le harcèlement sexuel concerne aussi 37% des sondées et 26% doivent faire face à des commentaires anti-LGBTQ+ et 29% à des attaques racistes, soit plus d'une jeune sur quatre. Et toutes ces attaques atteignent la jeune génération en plein coeur. Ainsi, on découvre que 4 jeunes filles sur 10 déclarent ressentir les effets psychologiques du cyberharcèlement et évoquent une baisse de l'estime de soi. Pour 18% des sondées, l'impact est tel qu'elles ont décidé d'arrêter de poster des contenus dans lesquels elles expriment leur opinion sur les réseaux sociaux, pour limiter au maximum les attaques. Et plus d’une jeune femme sur dix a même purement et simplement arrêté d’utiliser certains réseaux sociaux.

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