Emploi : Les quatre clichés à oublier sur la génération Y et son rapport au travail

Les jeunes ne sont pas comme on les voit !
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La génération Y semble faire preuve de grande inconnue pour les professionnels, quels qu’ils soient. Alors, pour les aider à y voir plus clair et, surtout, pour démonter certains clichés qui pèsent sur cette jeune génération, Amy Gallo, contributrice du site Harvard Business Review, a décidé de taper du poing. Découvrez ses propos.

Le mois dernier, Air of melty vous dévoilait les résultats d’une étude qui n’était pas forcément glorieuse pour la génération Y. Selon un sondage réalisé par Opinion Way pour Monster, 7 salariés sur 10 pensent que les jeunes ne sont pas assez préparés au monde du travail. Pour 51% des professionnels sondés, les réflexes professionnels des jeunes ne seraient pas suffisamment acquis, malgré de bonnes connaissances. Pour un salarié interrogé sur cinq, la formation des jeunes serait même très éloignée des réalités du monde du travail. Aujourd’hui, Amy Gallo, auteure sur le blog du site Harvard Business Review, prend la défense ses jeunes en tentant de rétablir la vérité sur le rapport des jeunes à l’emploi. A l’heure où la génération Y apparaît comme une génération mystère, elle met à mal 4 clichés qui reviennent trop souvent.

Premièrement, selon elle, il faut se faire une raison : les jeunes ne sont pas si différents de la génération précédente, contrairement à ce qui est régulièrement clamé. Pour justifier son propos, elle cite Peter Cappelli, professeur de management spécialisé dans le domaine, qui explique qu’il est "facile de penser que les jeunes sont différents parce qu’ils semblent différents. Mais la vérité, c’est que, toujours, les jeunes sont différents de leurs aînés. Par exemple, ils sont plus intéressés par le flirt, et ils n’ont pas les obligations qu’ont leurs aînés". Mais c’est la même chose pour chaque génération finalement ! D’autre part, Amy Gallo estime qu’il est faux de penser que les jeunes recherchent des emplois ayant une portée altruiste. Elle cite plusieurs études qui montrent même que leur intérêt pour la bonne cause est plus faible que celui de la génération précédente. Pourtant, Air of melty tient à rappeler que d’autres études ont, à de maintes reprises, mis en avant le fait que l’engagement civique était au cœur des attentes professionnelles de la génération Y.

Aussi, Amy Gallo estime que la génération Y ne cherche pas à obtenir un traitement spécial au travail, par rapport à la génération aînée. Une nouvelle fois, l’auteure cite Peter Cappelli, qui considère que "manager des gens en se basant uniquement sur leur âge est biaisé. Les gens ont des tas de qualités qui les distinguent les uns des autres : race, sexe, passé". Il ne faut en aucun stéréotyper la génération Y et faire d’elle une génération fourre-tout. Enfin, le dernier cliché qu’Amy Gallo évoque est celui qui veut que les jeunes cherchent de plus en plus un meilleur équilibre entre travail et vie privée. Cette idée, selon elle, n’est pas complètement fausse. En effet, selon une étude datant de 2006, la moitié des jeunes était en demande d’un travail "qui leur laisserait du temps pour faire d’autres choses dans la vie". Cela dit, les jeunes n’en sont pas fainéants pour autant. Bien au contraire ! Le fait que 74% des jeunes soient concernés par les jobs d’été, dont 57% avant même d’atteindre la majorité le prouve.

Crédit : http://i.huffpost.com, .c-mon-assurance.com, www.blueboat.f