Instagram, le réseau social qui fait du bien au moral des Millennials ?

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Actuellement, Instagram s'impose comme étant le réseau social préféré de la jeune génération. Qu'on se le dise, cela promet de continuer à être vrai pour un long moment, à en croire les évolutions en cours sur la plateforme : liberté de parole et bien-être psychologique sont des nouvelles priorités sur l'appli !

En cette année 2019, c'est indéniable, si vous cherchez la jeune génération, c'est sur les réseaux sociaux que vous la trouverez à coup sûr. Chaque jour, les Millennials se connectent à Facebook, Twitter, et surtout à Instagram et Snapchat, ses deux applications préférées selon une étude menée par Diplomeo en début d'année. On vous en a déjà parlé, actuellement, Instagram est l'application préférée des jeunes pour discuter avec les marques. Mais, au-delà de cela, le réseau social est aussi un terrain de jeu privilégié des jeunes pour communiquer avec leurs proches et pour découvrir des contenus au quotidien. Mais quel type de contenus au juste ? Alors que certains évoquent le fait que le réseau social dédié à l'image incite le grand public à afficher une vie parfaite, sans défauts et sans coups de mou, le site L'ADN remarque qu'une nouvelle tendance est en plein essor sur l'application : "les psys sont en train de devenir les véritables stars d'Instagram". De quoi donner une nouvelle dimension au réseau social ?

Instagram, le réseau social qui fait du bien au moral des Millennials ?
Instagram, le réseau social qui fait du bien au moral des Millennials ?

Le site L'ADN explique que les comptes de psychologues en tout genre se multiplient sur Instagram, en étant souvent suivis par des milliers de personnes. "De véritables stars du web qui distillent leurs conseils pour lutter contre l’anxiété ou la dépression. C’est le cas du Dr. Nicole LePera du compte @the.holistic.psychologist. Chaque jour, elle partage des contenus didactiques à ses 520 000 followers pour leur enseigner à prendre soin de leur santé mentale. Entre les burn-out au boulot et ceux qui flippent à cause du dérèglement climatique, on a affaire à une véritable « génération stress ». Les problématiques de santé mentale sortent peu à peu du tabou. Rien de très étonnant à ce que la psychologie se digitalise et envahisse les réseaux sociaux, donc". Pour toucher les Millennials présents sur Instagram, les psychologues utilisent beaucoup les petites phrases inspirantes sur fond neutre et des graphiques simples pour aider à mieux comprendre ce qui se joue dans notre cerveau.

De plus en plus, Instagram sert aussi à libérer la parole de certains. De la même manière qu'un compte dédié à la notion de charge mentale recueille quotidiennement les témoignages de personnes qui souffrent du fait de porter trop de responsabilités dans la vie quotidienne, des comptes faisant de "l'insta-psychologie" se développent, comme le compte My Therapist Says, qui réunit 3,7 millions d'abonnés avec une touche humoristique forte. À l'heure où l'on estime que 37% des 18-24 ans ont déjà consulté un psychologue en France et à l'heure où l'association Blue Cross Shield note une augmentation de 47% des diagnostics de dépression chez les 18-34 ans entre 2013 et 2016, on se dit qu'Instagram a toutes les raisons de voir cette tendance s'accentuer toujours plus au cours des mois à venir. Cette nouvelle dimension conforte plus que jamais la place du réseau social dans le coeur des jeunes, c'est certain. D'autant plus qu'Instagram entend rendre son appli plus sûre que jamais : la plateforme sociale vient d'ajouter deux fonctionnalités pour lutter contre le cyberharcèlement et les propos offensants. La première des solutions utilisera l'Intelligence Artificielle pour avertir les utilisateurs si un commentaire qu'ils sont sur le point de poster peut être considéré comme offensant. La seconde permettra aux utilisateurs de « restreindre » les abonnés indésirables. Les commentaires de ces abonnés restreints n'apparaîtront pas publiquement. De quoi faire d'Instagram un réseau social plus positif que jamais.

Crédit : Thomas Trutschel, Getty Images