Société : La Grande InvaZion, BNP Paribas et the Boson Project décryptent le rapport de la génération Z à l'entreprise

Les jeunes de la génération Z passés à la loupe !
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Depuis des mois, Air of melty vous parle de la génération Y sous toutes ses formes. Mais qu'on se le dise, une autre génération arrive en force ces derniers temps, avec ses propres caractéristiques : la Génération Z. Une génération que BNP Paribas tente aujourd'hui de décrypter grâce à sa nouvelle étude, La Grande Invazion, à découvrir par ici !

Il y a quelques mois déjà, Air of melty avait la chance d'interviewer Olivier Houdé, Professeur de psychologie et membre du nouvel Observatoire des médias et de l'éducation au CSA, qui nous expliquait que "la génération Z, confrontée aux multi-écrans, voudra mieux comprendre et maîtriser son monde". Aujourd'hui, ce sont BNP Paribas et the Boson Project qui ont la ferme intention de mieux comprendre la génération Z, grâce à l'étude dont ils viennent tout juste de dévoiler les résultats : La Grande InvaZion ! Cette enquête a pour ambition de décrypter la vision du monde de l’entreprise de plus de 3 200 Français âgés de 15 et 20 ans. Et pourquoi a-t-elle été menée ? Tout simplement parce que, en tant qu'observateurs extérieurs, ces jeunes s'apprêtant progressivement à rentrer sur le marché du travail "ne seraient-ils pas en fin de compte les plus objectifs sur ce monde professionnel en perpétuelle mutation ?"

Alors que, selon une étude publiée l'an passé et portant sur la génération Y, un jeune sur deux estimait les réseaux sociaux indispensables dans la recherche d'emploi, dans cette nouvelle étude, l'idée est la même pour les plus jeunes ! En effet, 40% des sondés de La Grande Invazion citent le "bon réseau" comme étant LA clé de la réussite. Plus ils ont été en contact avec l’entreprise plus ce chiffre est fort, loin devant le fait d’avoir un bon diplôme, un bon CV ou encore un bon visa, suggérant une envie de mener une carrière professionnelle à l'étranger. L'étude révèle que, "pragmatiques et courageux, les jeunes remettent en cause l’importance du diplôme et savent qu’ils devront être dans 'l’auto-apprentissage permanent''. Consciente de l’obsolescence des connaissances et surtout consciente que les métiers de demain n’existent pas encore aujourd’hui, la génération Z s'affirme déjà comme une génération "d'autodidactes, d’entrepreneurs de leur propre formation qui devront constituer eux même leur propre bibliothèque de savoirs". C'est déjà ce que nous vous avions expliqué il y a plusieurs mois, en vous parlant d'une génération Z d'entrepreneurs qui pourrait révolutionner le commerce traditionnel.

Cette génération d'entrepreneurs succédera logiquement à une génération Y qui a déjà commencé à amorcer le mouvement. C'est ainsi que les plus jeunes expriment aujourd'hui les mêmes attentes que leurs aînés en matière d'épanouissement professionnel. Concrètement, à salaire égal, les jeunes recherchent des entreprises qui témoignent d'une certaine éthique et qui permettent de travailler dans un cadre détendu. En effet, à salaire égal, 25% des sondés choisiraient ainsi l’entreprise la plus fun, tandis que 21% opteraient pour l'entreprise la plus éthique. Dans le détail, selon l'étude, l’entreprise rêvée des Z serait à la fois (attention, la liste est longue, preuve que les dirigeants ont encore bien du travail avant de conquérir les plus jeunes) : "plus agile : une entreprise plus innovante, plus ouverte à l’échec; plus flat : une hiérarchie aplatie, moins complexe, plus souple; plus humaine à l’intérieur de l’entreprise mais aussi à l’extérieur; plus égalitaire : une entreprise moins discriminante, plus juste; plus flexible tant en termes d’horaires, de rythme, de lieu de travail que des codes; et enfin plus ouverte : une entreprise proposant plus de ponts entre les études et le monde de l’entreprise et faisant plus confiance aux jeunes". Si cette liste est longue, c'est tout simplement parce que, à l'heure actuelle, seuls 23% des plus jeunes se disent attirés par le monde de l'entreprise, qui stresse plus d'un tiers des sondés. Et si la solution était de créer sa propre entreprise ? Ne vous inquiétez pas pour ça, 47% des sondés y songent déjà...

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