Les AdBlockers en perte de vitesse en France ?

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Alors que nous vous parlons régulièrement du fait que la jeune génération est celle qui est la plus adepte d'Adblockers pour bloquer la publicité en ligne, de l'espoir est désormais permis pour les annonceurs : le phénomène tend à ralentir.

Depuis de longues années déjà, la rédaction d'Air of melty vous parle du rapport compliqué qui lie les jeunes à la publicité en ligne, marqué par une forte utilisation de logiciels bloquant celle-ci. On vous l'a déjà dit, à ce jour, près de 2 jeunes sur 3 sont adeptes du blocage de publicité en ligne. Concrètement, là où 33% de jeunes acceptent de visualiser les annonces en ligne, 63% choisissent de les bloquer illégalement. Pourtant, on vous l'a aussi déjà dit, contrairement aux idées reçues à ce sujet, la jeune génération n'est pas définitivement fermée à la publicité en ligne. C'est simplement qu'elle attend une publicité pertinente et bien pensée. Une façon de parvenir à engager cette cible exigeante, c'est par exemple de détourner et de réinventer les formats déjà existants et qui ont déjà fait l'objet d'études montrant le désintérêt de la jeune génération, voire pire, leur rejet. En la matière, l'an passé, une agence transformait un faux adblocker en bannière publicité créative pour mieux toucher les jeunes. Et bien aujourd'hui, il semble que ces mesures commencent à payer puisque l'AdBlocking a ralenti sa progression en France, selon de nouvelles données publiées.

Les AdBlockers en perte de vitesse en France ?
Les AdBlockers en perte de vitesse en France ?

En pratique, selon une nouvelle étude menée par eMarketer, l’utilisation de l’Ad Blocking a tendance à se stabiliser en France avec une prévision 2019 à 26% d’internautes ayant recours au blocage des publicités sur desktop contre 25% en 2018. Il s'agit certes toujours d'une progression mais moindre comparée aux années précédentes. Ainsi, à titre d'indication, en 2015, ce sont "seulement" 20,7% d'internautes qui avaient recours à l'AdBlocking, puis 22% en 2016 et 23,7% en 2017. Sur le smartphone, cette pratique reste nettement plus marginale, même si elle continue de progresser là aussi. Dans les faits, 6,1% des mobinautes pourraient adopter ce type de logiciels l'an prochain contre 5,7% actuellement. L'année précédente, 5% des mobinautes étaient concernés, contre 3,9% en 2016 et 2,9% en 2015. Reste désormais à savoir si cette tendance se confirmera sur le long terme et si les internautes sont effectivement prêts à accepter davantage la publicité en ligne.

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